Interview d’une étudiante française étudiant à Madrid

Interview étudiante française en ErasmusSafia est en troisième année à Sciences Po Toulouse et a décidé de passer un an en Espagne. Comme pour beaucoup de français, l’Espagne l’a attiré, elle explique que c’est peut être son instinct qui l’a conduit jusqu’à Madrid,  « c’était assez proche de Toulouse mais ça paraissait très différent ». Elle avait beaucoup entendu parler de la capitale, le choix c’est ainsi fait naturellement.

Une fois de plus l’exemple de « l’Auberge espagnole » refait surface, ça fait un peu cliché mais il faut croire que Safia a réussi à recréer l’ambiance du film avec sa colocation : « Au départ il y avait deux français, une anglaise, deux belges et une allemande. Maintenant que le premier semestre est fini je vis avec une française, deux anglaises, une allemande, une autrichienne et bientôt une italienne ». Pour trouver cet appartement, elle a commencé par chercher sur internet dès le mois de juin, et est venue visiter pendant l’été. « J’ai trouvé au bout du troisième jour de visite. Il y a de très bons sites sur internet« .

Accompagnée d’une amie, son arrivée s’est bien passée : « J’ai un peu visité Madrid et me suis très vite habituée à cette ville. Il est très facile de se repérer dans les transports en commun et le centre n’est pas si étendu que ça, du coup on peut quasiment tout visiter à pied ». Une fois ses repères pris dans la ville, la question de s’améliorer en espagnol s’est posée. Au départ, elle parlait plus français qu’espagnol : « A la fac mes amis étaient français dans un premier temps. Il n’y avait donc qu’en assistant aux cours et en regardant la télé, lisant les journaux que je progressais un peu. Petit à petit, mon cercle d’amis s’est élargi et en rencontrant des espagnols j’ai du faire l’effort de parler tout le temps cette langue. »

Ainsi, son intégration s’est d’abord effectuée entourée d’Erasmus, comme c’est souvent le cas, mais doréavant elle a progressé en espagnol et « maitrise tout le vocabulaire de la vie quotidienne et même au niveau des cours, même si leur contenu est un peu similaire aux cours en France, les accents des professeurs diffèrent ce qui permet de beaucoup mieux comprendre l’espagnol! Les accents d’Amérique centrale et latine sont aussi très différents et il y a beaucoup d’étudiants originaires de ces régions à la faculté« .

Les cours se sont ainsi bien passés et quelques différences avec le système français sont ressorties : « Il n’y a pas d’amphis dans la fac dans laquelle je suis, du coup on est très peu par classe et de manière générale l’ambiance est plus « cool ». Les professeurs discutent beaucoup avec les élèves et sont toujours très disponibles pour nous. » Le vouvoiement est beaucoup moins courant qu’en France, les élèves peuvent, en fonction du professeur, l’appeler par son prénom ou le tutoyer, cela permet de casser un peu cette espèce de barrière entre professeur et étudiant que le vouvoiement instaure.

« Les gens en Espagne sont fantastiques », voila ce qu’elle retiendra de son séjour madrilène, même si sa propriétaire a voulu la virer de chez elle ! Elle n’a pas encore eu le temps de beaucoup voyager à travers l’Espagne mais espère avoir un peu plus temps lorsqu’elle sera en vacances ou en stage, parce qu’en ce moment à Madrid, c’est la période des exams. Et si elle avait un conseil à donner aux français qui voudraient vivre l’expérience d’une année ou de quelques mois d’Erasmus, ce serait de « s’habituer au préalable aux horaires décalés et à manger gras! », l’Espagne n’est pas le pays de l’huile d’olive pour rien !

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